Du haut de ces 12 tours...

Aujourd’hui, j’ai pris la route vers l’ouest, en direction de Langres, impressionnante citadelle,  perchée sur son éperon rocheux à 475 m d'altitude, entourée de 3,5 km de remparts, ponctuée de 12 tours et de  9 portes d’époques différentes. Parmi elles, la plus connue reste la tour de Navarre, inaugurée en 1521 par François Ier.

En chemin grâce à la chaleur exceptionnelle, on a eu jusqu'à 28 degrés, j'ai voyagé la fenêtre ouverte et j'ai pu profiter de l'odeur des champs de colza. en plein chaleur on est sur une note  de miel...rien à voir avec le produit final !  

Langres est aussi célèbre pour être la ville natale de Denis Diderot, philosophe et encyclopédiste du siècle des Lumières.

Pour ma part, mon premier passage dans cette ville remonte à assez longtemps… et reste lié à un souvenir un peu particulier : une halte imprévue après un malaise dans un train, causé par une salade à l’huile de noix. Autant dire que, jusqu’à aujourd’hui, je ne connaissais de Langres que sa gare et son hôpital.

Cette fois, j’ai enfin pu la découvrir pleinement.

En parcourant ses rues, j’ai apprécié le charme de son centre ancien, bien conservé, ainsi que la présence de nombreux monuments remarquables. La cathédrale, notamment, est particulièrement imposante. Deux lieux m’ont également marqué : le musée d’art et d’histoire de la ville, et la maison des Illustres consacrée à Denis Diderot. Même si ce n’est pas sa maison natale — celle-ci étant plus modeste — le lieu permet de mieux comprendre son parcours et son époque.

La cathédrale Saint-Mammès, classée monument historique depuis 1862, abrite plusieurs éléments intéressants, dont deux tapisseries dédiées au saint, issue d’une série de huit pièces, ainsi qu’un bas-relief en pierre de belle qualité. À l’entrée du bâtiment,  au dessus de la conque qui abrite l'eau bénite, un petit tutoriel explique comment faire le signe de croix, détail à la fois inattendu et instructif.

Langres se situe également sur les itinéraires de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle et de la Via Francigena, avec des étapes d’environ 20 km par jour.

À quelques pas de la cathédrale, le musée d’art et d’histoire propose un parcours allant du paléolithique au début du XXe siècle. On y découvre une riche collection d’objets issus de fouilles locales, ainsi que des peintures et des sculptures. J’ai particulièrement apprécié les explications sur le système monétaire romain, ainsi que celles consacrées au “baiser-de-paix”. Une anecdote intéressante : un objet présenté comme le “masque de fer” s’avère finalement être une mystification, ce que l’on découvre seulement à la fin du cartel explicatif.

On remarque aussi, sur certains bâtiments, des symboles triangulaires indiquant des lieux d’accueil pour les pèlerins, comme sur la porte du presbytère.

La visite se poursuit avec la maison dédiée à Denis Diderot, où l’on peut approfondir sa vie, son œuvre et sa pensée. On y découvre notamment son rapport ambivalent à Paris, ainsi que des aspects plus personnels, comme l’émotion de son père face à ses réussites scolaires. Son humanisme y est également mis en valeur, à travers cette phrase qui résonne encore aujourd’hui :
« Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres. La liberté est un présent du ciel et chaque individu de la même espèce a le droit d’en jouir aussitôt qu’il jouit de la raison ».

Une journée riche et instructive.

Demain, je prévois de me rendre près de Vittel, sur un site appelé “Vit Tel Ta Nature”,  pour participer à une matinée de jardinage. À suivre.

 

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