Alors ce matin, je suis encore partie sous le soleil en direction du territoire de Belfort. Comme d’habitude j’ai réfléchi à mon itinéraire et j’ai vu qu’il était possible de suivre pendant un petit moment le cours du Rhin.
Bien sûr , ce qui n’est jamais précisé, c’est que l’activité humaine génère des fermetures de berges et donc on longe effectivement le Rhin, mais il est difficile de s’arrêter pour l’admirer.
Il y a aussi plusieurs compagnies de bateliers qui font notamment du transport de sable puisqu’il y a beaucoup de sablières dans ce périmètre.
Pourtant, à un moment il y a eu une petite opportunité et donc j’ai pris un chemin en terre pour me rendre au plus près de la berge.
J’ai été récompensée car j’ai croisé une compagnie de Cygnes avec également une maman canard et ses cinq canetons adolescents très dissipés et pour la première fois j’ai fait une vidéo car vraiment c’est pour moi une chance de voir le Rhin avec une faune aussi sympa. Malheureusement, sur sur ma page, il faut que je rachète un module pour mettre une vidéo. Je verrai demain si je ne peux pas passer par YouTube.
Ce n’est pas ma première rencontre impromptue avec des animaux, car lorsque j’étais à Bourbonne, j’ai croisé un magnifique renard qui courait dans les champs et surtout, une biche qui en quelques bonds a traversé devant moi.
Je roulais doucement car je l’avais remarquée lorsqu’elle remontait, elle le champs, en contrebas de la route que j’étais en train d’emprunter.
Franchement depuis que je monte en voiture, j’étais toujours fascinée par le panneau routier, indiquant passage de fond sauvage, et qui représente une biche réalisant un magnifique bond. Je peux dire que le dessinateur ne s’est pas trompé car j’ai vécu cela en direct, avec une vraie Bambi.
Après cette séquence nature j’ai continué ma route, et j’ai trouvé un site historique très particulier puisqu’il s’agit du mémorial Musée MAGINOT qui se situe à Marckolsheim.
Il s’agit d’une casemate qui accueillait jusqu’à 30 soldats de l’armée française, originaires de la région. Malheureusement comment on le sait trop bien, ils ont dû se rendre à la suite de combats totalement inégaux à 7 contre 1, avec en plus un manque d’équipement et aucun appui. A la suite de ça, la ville a été détruite à 80 %.
Le lundi c’était fermé, mais j’ai pu quand même m’approcher des bâtiments et c’est très étonnant de visiter un site de mémoire, dans une commune silencieuse où les seuls bruits perçus sont le chant des oiseaux.
Retour sur la route. Un nouvel arrêt sympathique, recommandé par absolument tout le monde, le cœur historique de la ville de Colmar. Avant cela, petite réflexion personnelle, je pense qu’il faut éviter de jouer au Scrabble avec un alsacien, surtout lorsqu’on a fait comme moi tout un itinéraire, traversant des dizaines de villages, dont certains avaient, je pense, au moins une dizaine de consonnes, de préférence des X, des Y et des W avec juste deux ou …trois voyelles.
Pour visiter Colmar le fait d’être un lundi a été un bon point pour moi, car le parking qui se situe juste à l’entrée du centre historique était presque vide lorsque je suis arrivée . Il dispose d’horaires d’ouverture uniquement dans la journée et paradoxalement il est fermé le dimanche.
Juste pour info, le stationnement c’est 3,90 euros de l’heure. On comprend pourquoi, il n’y a que des touristes à l’intérieur.
La sortie du parking plairait beaucoup à certaines de mes Followers, car on arrive directement à l’intérieur, presque , du Monoprix du coin… Qui dispose d’une Vitrine à la gloire des produits alsaciens.
Dès qu’on est sur la place, évidemment, on sait qu’on est en Alsace, les maisons à colombages sont démultipliées tout comme les boutiques de souvenirs, les restaurants typiques et la boutique de la magie de Noël qui fait rêver. Il y a également la collégiale SAINT-MARTIN qui dispose de nombreuses statues en bois sculpté et notamment une Cène devant laquelle je suis restée longtemps en essayant de reconnaître chacun des protagonistes.
Il y a aussi les statues des saints d’Alsace, et ils sont très nombreux, sachant que Saint-Nicolas lui est allemand. Comme d’habitude il y a énormément de verdure. Les vélos passent à fond et les touristes sont au rendez-vous.
En reprenant mon chemin je fais la traque aux vendeurs de fraises alsaciennes dont on m’avait vanté les qualités. Ce n’est pas usurpé, et je suis contente de vous partager une petites boutiques que l’on voit fleurir au bord de la route en forme de fraises, mais il faut faire attention et choisir les fraises qui viennent directement du producteur.
Quelques minutes avant d’arriver à Belfort, la pluie s’est invitée au voyage pour la première fois, avec toutefois, seulement un petit crachin …
Bon, faut pas se cacher les choses, Belfort n’est pas une destination vers laquelle je dirigerai quelqu’un qui ne part pas souvent en vacances…
L’intérêt premier, c’est le fameux lion accroché au mur de la citadelle, mais malheureusement jusqu’au mois de juin, il est en cage, derrière un immense échafaudage, car comme me l’a expliqué le responsable de l’Office de Tourisme, ce travail doit être fait à peu près tous les sept ans car sinon avec sa couleur initiale , si on n’y ajoute de la mousse, il disparaît complètement dans le décor.
Ce petit moment de déceptions passé, j’ai quand même fait l’ascension de la citadelle qui est nettement moins imposante que celle de Besançon, et surtout qui offre moins de possibilité à part un musée mais qui n’était pas ouvert.
En faisant plusieurs fois le tour du centre ancien, j’ai essayé de comprendre ce qui me met un peu mal à l’aise dans cette ville, et en fait c’est surtout le nombre et la taille imposante de bâtiments alors que les rues ne sont pas particulièrement larges. Ça donne une impression massive et on a du mal quand on est piéton à lire vraiment le paysage.
Entre la mairie, située sur une immense place, la collégiale, la Prefecture, la Banque de France, le théâtre et autres bâtiments imposants, on se sent un peu étouffé.
Je suis donc sortie de ce périmètre et j’ai été un petit peu plus loin, là où il y. a plus d’espace et quelques grands jardins qui donnent un peu plus d’oxygène.
Il y avait très peu de touristes, et aussi très peu d’autochtones.
Détail important, la prison est aussi en centre-ville, quelques rues derrière mon hôtel, là où j’ai stationné mon véhicule.
Demain je reprends la route, j’ai un petit peu changé d’itinéraire car il n’y avait pas de place au spa de Lons-le-Saunier, et on ne peut pas bénéficier des installations si on n’a pas au moins un rendez-vous.
Je vais donc continuer vers Bourg-en-Bresse, cela me fera les deux prochains circuits plus équilibrés en terme de kilomètres, et j’irai peut-être faire une incursion dans une ferme de poulets de Bresse, si il y en a une sur ma route…
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