Alors aujourd’hui j’ai quitté le gîte, évidemment, je n’ai pas pu empêcher de faire un peu de ménage avant, même si c’est prévu, mais toujours le besoin de laisser propre derrière soi.
J’ai repris la route sous un magnifique soleil et déjà à 9h, 20° au thermomètre.
Pour me rafraîchir un peu et parce que c’était sur mon itinéraire, j’ai été découvrir la source de la Saône qui se situe en direction d’Épinal.
Contrairement au mont Gerbier de jonc qui abrite la source de la Loire, l’emplacement pour la Saône est beaucoup plus modeste, avec juste un filet d’eau qui court le long d’un petit canal, par contre l’environnement est très joli, avec un parc et des jeux pour les enfants, dans un village, un peu perdu au milieu de nulle part… Vioménil qui a aussi la particularité de se situer sur la ligne de partage des eaux, à 466 m d’altitude .
La Saône, qui est avec ce débit ne pourrait pas alimenter grand-chose, descends vers le plateau de Langres et lors de ce périple, reçoit les eaux de plusieurs affluents qui lui permettent de se jeter à Lyon dans le lit du Rhône.
La Saône est navigable sur 370 km.
Après cette petite pause rafraîchissante, j’ai repris la route et la température n’arrêtait pas de monter ce qui fait qu’en arrivant à Épinal, il faisait déjà 25°.
Heureusement, le Musée de de l’Image est climatisé juste ce qu’il faut pour ne pas altérer les précieux documents.
C’est un Musée qui conserve une collection de + de 100000 images dites images populaires, imprimées du XVIIe siècle à nos jours. On y apprend aussi les techniques pour faire de la gravure , de la lithographie...
Il faut savoir que selon les époques d’autres villes ont été célèbres pour l’impression de ces documents, Paris, bien sûr, Chartres, Lille, Toulouse, Montbéliard, Metz, Nancy, et évidemment Épinal, qui a eu la chance de leur donner son nom.
Le musée explore aussi les images d’autres pays comme l’Allemagne, l’Espagne, la Russie, etc. Bien sûr, et j’étais arrivée avec des souvenirs bien précis et notamment des planches sur lesquels étaient imprimés, soit des modèles de monuments, de moyens de transport, ou des poupées avec leurs habits.
Il fallait donc découper les petites figurines et ensuite on les assemblait au gré de sa fantaisie avec les habits eux-mêmes découpés, il y avait des petites pattes pour tout faire tenir derrière.
J’ai retrouvé cela et bien d’autres choses, notamment une lithographie de la complainte de la pucelle d’Orléans, il n’y a pas de hasard, un livre d’images d’Épinal spécial, garçon, dont le slogan était « amusement des enfants, tranquillité des parents ».
Il y a aussi des planches avec des animaux et des oiseaux divers, notamment la vigogne, la saigne et surtout un superbe éminemment coloré et un l’ai que je n’ai toujours pas réussi à définir.
Pour celles et ceux qui se plaignent encore de l’absence de liberté d’expression dans notre pays, il faut lire la partie consacrée aux colporteurs qui vendaient les images dans les campagnes jusque dans les lieux les plus inaccessibles.
Bien sûr, ils passaient d’une vallée à l’autre, mais à partir du XIXe siècle, leur déplacement ont été étroitement surveillés par le ministère de l’intérieur . Ils devaient avoir un passeport, contrôlé et visé par les commissaires de POLICE. De plus, les images et les livres vendus par voie de colportage étaient soumis à une autorisation du ministère de l’intérieur. Chaque image colportée devait être estampillée au revers, et il arrivait que les autorités’ jugeant sans doute la population des campagnes plus influençable, ne décide qu’une image, puisse être vendue chez un libraire en ville mais ne soit pas autorisée au colportage dans les campagnes.
Il y a aussi la gravure du degré des âges qui, pour cette époque, aux environs de 1840´ plaçait les cinquantenaires comme l’apogée de l’existence avant la lente descente qui vous le verrez, amène le centenaire à recevoir rien de moins que l’extrême onction.
Il y a, à côté du musée, une manufacture du papier où l’on peut voir travailler les ouvriers en direct, Malheureusement, lendemain de 1er mai oblige, cette activité n’était pas proposée et c’est bien dommage.
Du coup j’ai été faire un peu de tourisme dans la ville et je me suis retrouvé e au bord d’un canal de la Meurthe qui est navigable, et qui a permis de créer à la fois un parc, un cheminement vélo piéton qui le longe et aussi des bars et des restaurants. Sous le soleil vraiment très sympa et j’ai apprécié de prendre un jus d’orange au bord de l’eau (. Je je commence a me lâcher un peu ).
Comme je l’ai déjà dit dans un précédent article, ces communes ont vraiment la chance d’avoir des espaces absolument immenses et qui ont été bien utilisés pour offrir des parcs et des lieux d’activités au grand public.
Après la balade au bord de l’eau. , j’ai repris la route direction Saint-Dié-des-Vosges.
Alors en fait derrière tout ça, il y a toujours de ma part, une idée ou un souvenir. Cette fois, c’est lié à Jack Lang, qui en 2012 avait brigué cette circonscription pour les législatives et il avait été battu.
Cette défaite a fait les beaux jours de l’imitateur Laurent Gerra, et grâce à lui la France entière a appris que les habitants de Saint-Dié des Vosges s’appellent Les Deodatiens ce qui vous pose là en terme de grande classe…
C’est une commune qui elle non plus, ne dispose pas de beaucoup d’industries, mais par contre à quelques beaux monuments comme sa cathédrale qui affiche un ton dans les roses avec une pierre bien spécifique et surtout à l’intérieur, un orgue monumental au design extrêmement futuriste.
La cathédrale est bâtie sur une fondation qui date du septième siècle; malheureusement elle a été détruite à 60 % lors de l’incendie et le dynamitage de la ville en novembre 1944 et reconstruite pour être consacrée en 1974.
L’orgue date de 2009.
Après un déjeuner léger, retour à la voiture pour cette fois, faire connaissance avec l’Alsace.
Comme je ne fais rien à moitié, je me suis offert à la fois un petit tour à 1000 m d’altitude sur la route commune vers le Mont Saint Odile et le camp du Struthof. C’est un lieu très fréquenté par les gens du cru qui viennent faire de la randonnée, se promener en moto ou dans des voitures de luxe, j’ai croisé une collection de Ferrari de Porsche et autres Mercedes digne de Saint-Tropez…
Il y a aussi des courageux ceux qui montent à vélo et que l’on regarde avec commisération surtout quand on est dans le sens de la descente.
Je n’ai fait que passer dans le village d’Obernai, mais ça m’a donné envie d’y retourner, peut-être pas pendant le pont du 1er mai car c’est tout petit et il y a vraiment beaucoup de monde…
Ensuite, j’ai traversé une kyrielle de villages avec des maisons à colombages, des poteaux avec des cigognes nichées dessus, des propriétés viticoles et beaucoup d’obstacles sur la route pour limiter la vitesse… surtout dans la traversée des villages. Et puis je suis arrivée à Schiltigheim pour rejoindre mon ami Vincent qui va être mon guide pendant ce week-end strasbourgeois.
Nous sommes immédiatement rentrés dans le vif du sujet pour faire la photo du parlement de Strasbourg, incontournable avec son enseigne et son cœur.
Puis, malgré les 28 degrés, nous avons fait une longue marche en direction du parc de l’orangerie, un espace de 26 ha dédié à la détente aux promenades, au picnic, entre amis ou en famille… Et même à la navigation avec un petit plan d’eau.
L’orangeraie est un pavillon qui a été réalisé à la demande de Joséphine de Beauharnais, qui est venu séjourner quelques jours. Nous y avons rencontré à nouveau les incontournables cigognes, et ensuite nous avons continué la balade avec de très beaux monuments, une magnifique statue de Goethe, une belle église au bord du fleuve l’Ill…
Il émane de cette ville, pourtant trépidante au cœur de l’Europe, une douceur de vie, un silence qui permet d’entendre les oiseaux, avec des arbres à profusion, des parcs très proches et surtout d’une science du multimodal qui a permis de réduire d’une façon considérable, la présence des voitures.
Les usagers ont le choix entre le vélo, la marche à pied sur les trottoirs très larges même s’ils sont partagés, les bus, mais surtout le tramway, bien sûr en site propre, qui propose un maillage extrêmement complet et qui va d’ici quelques temps s’étendreencore plus vers les villages qui jouxtent Strasbourg.
Cela rend la déambulation dans les rues et sur les places extrêmement sympathique, et surtout permet d’avoir un grand nombre de petits coins secrets où l'on découvre au hasard d’une rue, un petit restaurant, une salle de spectacle… dans lesquels il y a du monde.
Bien sûr il y a aussi un art de rue autour de la cigogne et je n’ai pas pu résister au plaisir de faire quelques photos.
Le programme de demain n’est pas encore établi, car il faut attendre que le jour se lève et prendre notre décision en fonction de la météo qui annonce de la grisaille mais toujours un solide 24°
Alors ce sera soit une escapade du côté de l’Allemagne, il n’y a qu’un pont à traverser, soit la découverte des bains publics de Strasbourg et de quelques musées, qui premier dimanche du mois oblige, seront demain tous gratuits.
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