Première nuit en Haute-Loire Profonde

Ce qui impressionne, c’est surtout l’absence totale de bruit et de lumière : ici, les lampadaires s’éteignent le soir pour ne pas déranger la faune locale. Résultat, un silence absolu… presque suspect, mais franchement très reposant.

Bon, je ne vais pas vous vendre du rêve non plus : la grasse matinée, ce n’était pas pour aujourd’hui. Mais ça, ce n’est pas vraiment une surprise.

Hier soir, j’ai quand même eu un peu froid. Pourtant, dans la journée, on dépassait les 26° et j’ai pu profiter longuement de la terrasse. Mais dès que le soleil se couche, la température chute comme si quelqu’un avait coupé le chauffage. Heureusement, la maison est bien équipée en couvertures…

Aujourd’hui, direction les thermes pour préparer ma mini cure de la semaine prochaine. Tant qu’à faire, j’en ai profité pour tester les piscines et le jacuzzi du spa (autant être consciencieuse). Le hammam est en maintenance, ce qui donne droit à 50% de réduction — plutôt honnête, surtout quand on sait qu’on y reste 15 minutes maximum… alors que moi, j’ai tenu 2h30 dans les piscines, sans difficulté.

Passage aussi par un Carrefour Market pour une petite étude comparative des prix (oui, chacun ses loisirs). Même enseigne, mais certains produits Carrefour sont moins chers ici. Comme quoi, le dépaysement commence au rayon pâtes.
J’ai aussi repéré le rayon cancoillotte, spécialité locale très appréciée. Malgré son apparence un peu… surprenante, elle ne contient que 8 g de matières grasses contre 12 pour un camembert moyen. Donc aucune raison de culpabiliser : sur des pommes de terre, ça devient presque un geste santé.

J’ai ensuite profité du climat agréable pour me promener à Bourbonne-les-Bains, charmante bourgade de 2000 habitants… répartis sur 64 km², donc chacun a de l’espace.

Les thermes sont évidemment le cœur de la ville, mais pas forcément en termes d’emploi. Les effectifs sont limités, et il y a même une pénurie de kinésithérapeutes, ce qui complique les soins complémentaires aux cures.
En 2025, le centre a accueilli 5000 curistes, ce qui est plutôt bon vu sa  petite taille.

La ville a aussi un casino (licence JOA), juste à côté des thermes. Il ne propose pas que des machines à sous : il y a aussi un restauran, une salle de cinéma et une salle de théâtre. Ce soir, spectacle complet — preuve qu’il se passe des choses.

Petit détail amusant côté restaurant : les plats rapportent des points fidélité. Au bout d’un certain nombre on a des récompenses. Un système qui marche partout en France avec la chaîne JOA… manger devient presque un investissement.

Je n’ai pas réussi à obtenir de la très polyvalente dame de l’Office de Tourisme (qui gère aussi la musique dans les rues, la boutique de produits locaux et les activités manuelles) les retombées financières du casino pour la commune. Mais je garde espoir d’ici la fin du séjour.

Après avoir goûté — dans tous les sens du terme — l’eau thermale, j’ai continué la balade en ville.
Bon… en réalité, il y a surtout deux rues principales, et malheureusement beaucoup de commerces fermés. C’est un peu triste, tout comme certains hôtels et anciens logements de curistes laissés à l’abandon.

On voit bien que les habitudes de voyage changent. Personnellement, passer 15 jours à l’hôtel ne m’attirait pas, d’où la location d’une maison avec jardin. Et je ne suis pas la seule : c’est plus économique, bien équipé, et on vit à son rythme.
En revanche, ça n’aide ni les commerces, ni les restaurants, ni les hôtels.

En venant depuis Vesoul, et même dans le village où je loge, il y a beaucoup de maisons à vendre. Malgré la présence de jeunes familles, vivre ici reste compliqué sans emploi local. Sinon, il faut aller travailler à Langres ou Chaumont… et ça commence à faire des trajets.

Comme souvent, ma curiosité m’a rattrapée. Devant l’Office de Tourisme, une fontaine à jets d’eau m’a intriguée. Je me suis demandé si c’était de l’eau thermale. Réponse : ça l’était au début, mais la salinité posait problème. Apparemment, certains venaient remplir des jerricans, ce qui a conduit à fermer l’ancienne buvette.

Cette eau a aussi la particularité de fatiguer rapidement l’organisme, car elle agit vite sur les zones fragiles. Bref, ce n’est pas de l’eau à boire comme un soda.
Demain, programme nature avec un petit safari pique-nique au Parc animalier de la Bannie, sur la commune de Bourbonne, en compagnie de sangliers, un cerf et des biches, des daims, des chèvres naines, des cochons, des lapins, des coqs, un paon avec ses 2 femelles, des canards..… Ambiance rustique garantie.

Juste un petit hommage à Nathalie Baye, : ne ratez pas l'occasion de voir ou revoir ses premiers rôles au cinéma, la Nuit Américaine de François Truffaut et  Une semaine de vacances de Bertrand Tavernier.

 La deuxième surprise après l'annonce de son décès a été d'apprendre qu'elle avait 77 ans, le cinéma rend intemporel.

 

 

 

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Commentaires

Annick Buisson Étienne
il y a un jour

J’adore la cancoillotte ! Je veux bien que tu m’en rapportes comme cadeau. 🤓

Giacomoni
il y a 16 heures

Tu as voulu voir Vesoul….
Pour les lumières, y penser pour Ollioules 🥱
Bisous de nous deux 🥰